La mayonnaise sort du tube, laisse une trace de gros spaghettis, longue et grasse, et se dote d'une vie de l'esprit...
C'est à elle que j'en appelle...
Elle est là pour me seconder dans toutes les questions qui demandent réponses...
Ô mon cerveau, condiment de l'entendement, sauce blanchâtre de la reconnaissance, sel de ma vie, n'entends-tu point mon coeur meurtri ?
Ma jambe fait sécession, refait Gettysburg, Antietam et Bull Run, lutte jusqu'au bout : La liberté ou la mort !
Sa liberté ! La liberté pour une jambe qui se croit soumise à l'autorité centrale alors qu'elle est la mort du corps, le coma sans alcool et l'évanouissement des idées...
Ô mon cerveau, s'il ne t'en est laissé que le choix, annihile l'ennemi fraternel, envoie-le dans les confins des limbes...
Massacre-le !